Présentation du Jardin Botanique
L'Université de Toulouse conserve des collections vivantes qui composent le Jardin botanique Henri Gaussen, installé près du Muséum, au cœur du centre-ville.
Le Jardin Botanique de l’Université de Toulouse constitue une histoire dans l’histoire. Installé sur ce site depuis plus de deux siècles, il a été la première parcelle de du quartier des sciences, bien avant que l’idée ne germe. Et il en est, aussi, aujourd’hui la trace pour l’Histoire.
Quand il est créé à la fin du XVIIIe siècle par Philippe Picot de Lapeyrouse, il couvre (presque) l’intégralité du Jardin des Plantes actuel, avec l’ambition d'égaler ceux de Paris et Montpellier. Le terrain et les bâtiments du monastère des Carmes déchaussés (réquisitionné à la Révolution) ajoutés aux parcelles nommées " Jardins de Frescati " lui offre un vaste espace. A partir du milieu du XIXe siècle sous la direction de Dominique Clos, il est structuré en plusieurs " écoles " : plantes médicinales, industrielles, fourragères.... Il acquiert une grande renommée et compte rapidement plus de 5 000 espèces, régionales, pyrénéennes, exotiques. L'exposition internationale de 1887 va obliger à un repli sur la parcelle qui jouxte les bâtiments. Seule " l'école générale de Botanique " va perdurer. Le Jardin Botanique actuel occupe toujours le même emplacement. Placé sous la responsabilité de l'Université Université de Toulouse, il est aujourd'hui rattaché au Service Jardin Botanique et Collections Scientifiques de l'établissement.
En 1991, il a été dédié à la mémoire du Pr. Henri Gaussen (1891-1981), célèbre biogéographe toulousain, qui le dirigea de 1948 à 1958. Cet espace retrouve doublement sa vocation initiale d'ancien jardin de monastère, jardin de simples (collections ethnobotaniques) et d'école de Botanique (outil scientifique et pédagogique). Le site est agréé Jardin botanique de France et des pays francophones depuis 1998.
Au moment de la rénovation du Muséum d'histoire naturelle de Toulouse, en 2008, l’Université a été associée au projet pour proposer une nouvelle organisation du Jardin Botanique. Au fil d’une spirale ethnobotanique le public découvre les différentes relations entre les plantes et hommes : plantes médicinales, condimentaires, alimentaires, industrielles etc. Et serres après serres ce sont des espèces de milieux exotiques différents qui s’offrent aux regards : milieu tropical humide, milieux arides, cactées, plantes carnivores, entre autres. Le jardin botanique s’inscrit pleinement dans l’activité universitaire tant comme source et ressource pédagogique pour les enseignants et les étudiants que comme support pour des travaux de recherche. Au total ce sont environ 2 000 taxons qui sont présentés au public.
Cependant les collections de botanique de l'université ne sont pas seulement composées de collections vivantes. L'établissement possède 96 herbiers, du plus petit au plus important, de l'origine la plus exotique à la plus locale. Ce sont ainsi près de 430 000 planches qui sont conservées
La collection d'herbiers
Depuis octobre 2003, la gestion des herbiers de l'Université de Toulouse est sous la responsabilité du Jardin Botanique.
Cette collection a été constituée au cours des XIXe et XXe siècles, le plus ancien datant de 1811 et le plus récent des années 2010. On y compte 37 herbiers de Cryptogames, 2 herbiers de conifères (Gymnospermes) et 28 herbiers de plantes à fleurs (Phanérogames).
Le fleuron de cet ensemble est bien sûr l'important herbier régional au cœur duquel se retrouvent des grands noms comme Henri Gaussen et ses contemporains.
Cette collection a été constituée au cours des XIXe et XXe siècles, le plus ancien datant de 1811 et le plus récent des années 2010. On y compte 37 herbiers de Cryptogames, 2 herbiers de conifères (Gymnospermes) et 28 herbiers de plantes à fleurs (Phanérogames).
Le fleuron de cet ensemble est bien sûr l'important herbier régional au cœur duquel se retrouvent des grands noms comme Henri Gaussen et ses contemporains.
Le fonds photographique Henri Gaussen
Cette collection d'environ 4 500 plaques photographiques et 35 000 diapositives, est déposée depuis 2013 aux Archives départementales de la Haute-Garonne (cote 20 Fi).
Elle représente essentiellement la flore et les paysages des Pyrénées françaises.
Elle représente essentiellement la flore et les paysages des Pyrénées françaises.